L’histoire musicale de Montréal est riche et diversifiée, influencée par les traditions autochtones, françaises et britanniques, ainsi que par la culture américaine. L’histoire musicale de la métropole est marquée par l’essor envoûtant du jazz au XXe siècle, en particulier dans les clubs locaux tels que le Rockhead’s Paradise, qui s’est fait connaître dans le monde entier. Par la suite, la ville a développé une scène musicale éclectique, allant de la musique classique au hip-hop, en passant par l’indie et le jazz. Tout cela a permis à Montréal d’être reconnue sans hésitation comme l’une des plus importantes villes musicales du Canada. Pour en savoir plus sur l’histoire musicale de la métropole, consultez le site suivant montreal-trend.com.
Musique des peuples autochtones

Naturellement, l’histoire de la musique canadienne commence avec la musique des peuples autochtones qui, avant l’arrivée des colons, ont habité cette terre pendant des milliers d’années. Bien sûr, ils avaient leur propre musique, qui est profondément spirituelle et fait partie intégrante de leur pratique culturelle. Cette musique comprend une variété d’instruments, tels que des tambours, des tambourins, des flûtes et divers hochets. Les chants et les danses indigènes ont été utilisés pour raconter des histoires, à des fins cérémonielles et pour établir un lien avec le monde naturel. Ces traditions continuent d’être préservées et pratiquées aujourd’hui. Grâce à elles, le paysage musical canadien est toujours resté unique et original.
Avec l’arrivée des colons européens au XVIIe siècle, la musique canadienne a commencé à évoluer, apportant de nouvelles influences. Les colons français ont apporté sur le territoire de l’actuelle ville de Montréal des chansons folkloriques et des hymnes religieux, qui se sont ajoutés aux traditions autochtones existantes. Au XVIIIe siècle, l’influence britannique a introduit la musique classique et les fanfares militaires sont devenues populaires, en particulier dans les centres urbains comme Montréal.
Le développement de Montréal s’accompagne de celui de ses institutions musicales. La création d’églises et d’écoles a contribué à la diffusion des traditions musicales européennes et, au XIXe siècle, des opéras et des salles de concert ont été construits dans la ville, ainsi que dans d’autres grandes villes, jetant les bases d’une culture musicale plus formelle.
La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle voient l’épanouissement de la musique folklorique au Canada en général et à Montréal en particulier, reflétant la diversité culturelle croissante du pays et de la métropole. Les immigrants venus d’Irlande, d’Écosse et d’autres régions d’Europe apportent à la vie musicale montréalaise leurs propres traditions musicales, qui se mêlent aux styles indigènes et au style canadien-français lui-même.
Cette période a donné naissance à une riche tradition de musique folklorique. Elle se caractérise par des chansons évoquant les difficultés de la vie de pionnier, l’amour et la beauté des paysages canadiens. En général, la musique des provinces maritimes, avec sa forte influence celtique, est devenue particulièrement connue. Les violons, les danses de pas et les danses marines étaient au cœur de ce son régional, qui continue d’être célébré lors de festivals aujourd’hui.
Petite-Bourgogne

Les résidents noirs de Montréal ont joué un rôle important dans le développement de la culture musicale montréalaise, qu’il s’agisse de résidents de longue date ou de personnes venues s’installer dans la ville pour échapper à la discrimination et à la Prohibition aux États-Unis.
Le quartier de la Petite-Bourgogne a joué un rôle particulier dans ce processus. Stimulé par l’industrialisation, ce quartier de Montréal est devenu l’un des centres du jazz en Amérique du Nord au début du XXe siècle. Cependant, sans des individus brillants et talentueux, un quartier n’aurait pas accompli grand-chose.
En 1907, on y construit la première église, fondée par la communauté noire, qui devient naturellement son église. C’est l’Union Church, toujours en activité, qui a pris une place décisive dans l’histoire du quartier. C’est cette église qui est devenue en quelques années un véritable centre communautaire. Celle-ci a contribué à son tour à la création de diverses associations. Durant son mandat, de 1923 à 1968, le révérend Charles Este a cherché à vaincre l’isolement et à lutter contre l’injustice, jouant un rôle central dans la création d’un lieu qui symbolise la solidarité.
Le révérend Este a contribué à une augmentation significative du soutien de la communauté par l’Église. Il a contribué à la création de nombreux clubs et chorales en collaboration avec des organisations au sein de la congrégation. Tout en promouvant l’éducation et la pratique de la musique, Este n’oublie pas de lutter contre les discriminations.
En conséquence, le lieu est devenu un espace de créativité et d’apprentissage, et a contribué au développement de nouvelles compétences qui ont eu un impact positif sur la mobilité sociale des membres de la communauté. L’un des exemples les plus convaincants de l’impact positif de telles activités est sans aucun doute le cas de la famille Peterson.
Oscar Peterson

Oscar Peterson est né en 1925 dans une famille pauvre. Son père travaille comme porteur pour le Chemin de fer Canadien Pacifique et sa mère est domestique pour de riches familles de Montréal. Il est le quatrième des cinq enfants de la famille. Cependant, malgré leur petite fortune, tous les enfants Peterson ont reçu une éducation au piano et à la trompette. Cependant, à l’âge de sept ans, Oscar contracte la tuberculose et son père décide de donner la priorité au piano pour protéger ses poumons et éviter la détérioration de l’état de santé de son fils.
Parallèlement, la famille Peterson fait partie de la congrégation de l’Union United Church et participe activement à la vie de la communauté. Daisy, la sœur aînée d’Oscar, a longtemps travaillé comme professeur de musique. Elle a notamment enseigné le piano à Oliver Jones, un autre futur pianiste célèbre de la Petite-Bourgogne. Trois frères Peterson, dont Oscar, faisaient partie d’un boys band.
C’est donc dans le cadre des activités de l’église que la future icône du jazz fait ses premiers pas. En 1939, à l’âge de 14 ans, Oscar remporte un concours national de musique, à la suite duquel on lui propose de jouer tous les jours pendant une semaine à la station de radio montréalaise CKAC.
C’est cette opportunité qui a ouvert la voie à sa brillante carrière. En plus de se produire dans les clubs les plus populaires de Montréal, comme l’Alberta Lounge, le producteur Norman Granz l’invite à participer à son événement Jazz at Carnegie Hall à New York. Depuis lors, la renommée d’Oscar Peterson à Montréal est inégalée. Musicien de jazz le plus en vue de la ville, du Canada et du monde, il a eu un impact considérable sur la scène musicale montréalaise.
La ville entière, et en particulier la Petite-Bourgogne, est le centre de la vie nocturne nord-américaine depuis le début des années 1920. Cette effervescence s’explique en partie par le fait que la production et la vente d’alcool étaient et sont toujours légales au Québec, contrairement aux États-Unis et au reste du Canada, où elles étaient interdites.
Immortalisation du patrimoine musical

Ainsi, grâce à la Prohibition, la culture musicale montréalaise a connu l’une de ses pages les plus brillantes et les plus nobles sous la forme de la musique jazz.
Il n’est d’ailleurs pas étonnant que Montréal se distingue de toutes les autres villes canadiennes par un nombre important de rues et d’avenues portant le nom de musiciens. C’est une autre preuve de la richesse de la vie culturelle, ou plutôt musicale. En 1990, on comptait une trentaine de rues de ce type. Plusieurs écoles, parcs et places publiques portent également le nom de musiciens célèbres.
D’importants dépôts d’archives et de documents relatifs à la musique se trouvent au Centre régional de Montréal de l’ANQ, à la Bibliothèque municipale de Montréal, à la Bibliothèque Marvin Dukhov de l’Université McGill, à la Bibliothèque publique juive, à l’Université de Montréal, etc.
Sources d’information :





