L’histoire du jazz à Montréal s’est développée dès les débuts de la scène jazz aux États-Unis d’Amérique. Il s’agit de la fameuse Prohibition. Grâce à cette prohibition, les années 1920 et 1930 deviennent l’âge d’or du jazz à Montréal. La métropole devient le principal centre de jazz du continent et commence à attirer musiciens et amateurs dans ses boîtes de nuit.
Les clubs de jazz locaux, en particulier dans le quartier de la Petite Bourgogne, deviennent des lieux emblématiques de la vie nocturne et des lieux d’échanges culturels. Depuis lors, Montréal est restée une ville de jazz dynamique, avec des lieux de concerts populaires et le célèbre Festival international de jazz de Montréal. Pour en savoir plus sur le développement du jazz dans la métropole, consultez le site suivant montreal-trend.com.
L’âge d’or du jazz

Pendant près d’un demi-siècle, de 1920 à 1970, Montréal a été le centre incontesté du jazz en Amérique du Nord. La vie nocturne légendaire de la ville et le grand nombre de spectacles qu’elle offre attirent des musiciens de tout le continent. Dans les années 1920, la ville a vu l’émergence de véritables lieux légendaires où la vie musicale commençait après la tombée de la nuit, où vivaient et jouaient Myron Sutton, Johnny Holmes, Oscar Peterson, Louis Metcalfe, Staple Wade, Maury Kaye et René Thomas.
C’est alors qu’une contribution fondamentale à l’histoire du jazz a été apportée. Les Afro-Américains qui s’installent à Montréal au début du XXe siècle en font une musique culte. La culture populaire nord-américaine s’est également développée. En outre, outre les réalisations individuelles des musiciens, le développement de la culture du jazz a été profondément influencé par des facteurs politiques, sociaux et économiques.
Par exemple, la ségrégation raciale aux États-Unis s’oppose au développement économique, notamment dans l’industrie ferroviaire, à Montréal. La Grande Dépression des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale qui s’ensuivit ont eu un impact significatif, suivies de ce que l’on appelle le « nettoyage » de Montréal, du renouveau de la moralité civique dans les années 1950 et, enfin, de l’indépendance du Québec.
Pendant les années folles, Montréal est devenue l’une des scènes de jazz les plus chaudes de la planète, alimentée par la Prohibition aux États-Unis d’Amérique, qui a duré treize ans, de 1920 à 1933.
À cette époque, Montréal était l’un des rares endroits en Amérique du Nord où l’on pouvait légalement acheter des boissons alcoolisées. Ce n’est pas un hasard si l’hymne officieux de la métropole est la très populaire chanson « Hello Montréal ! » de 1928. Elle reflétait toute la gamme des humeurs des touristes assoiffés de divertissement et d’alcool : « Au revoir Broadway, bonjour Montréal ! Je suis en route, je suis en route. Et je vais m’amuser jour et nuit ! »
Parmi les touristes, il y avait n’importe qui, des joueurs et des racketteurs aux meilleurs artistes du monde. Tout d’abord, les musiciens de jazz américains adorent Montréal. Ils ont afflué en masse dans la métropole, surtout dans l’entre-deux-guerres. Il n’est pas étonnant que le quartier de la Petite Bourgogne à Montréal ait été appelé à l’époque « Harlem du Nord ».
« Cité des péchés »

Avec toute cette effervescence, Montréal devient rapidement la capitale officieuse des boîtes de nuit au Canada, et son surnom légendaire, « Sin City », parle de lui-même. Toute cette épopée durera d’ailleurs jusqu’aux années 1950.
Dans ce contexte, il convient de rappeler que le jazz, en tant que style musical, est né à la Nouvelle-Orléans au début du XXe siècle et qu’il a toujours été considéré comme une musique purement américaine. Cependant, en raison de certaines difficultés économiques et sociales dans le pays voisin, il a migré vers le nord, à Montréal, ville natale des icônes mondiales du jazz que sont Oscar Peterson, Maynard Ferguson et Oliver Jones.
Tout cela a conduit à l’ouverture d’innombrables boîtes de nuit de jazz à Montréal.24 Parmi elles se trouve une institution bien connue, le Rockhead’s Paradise. Il s’agit d’un bar-spectacle de trois étages situé à l’angle des rues de la Montagne et Saint-Antoine. Il a été fondé par Rufus Rockhead en 1928. Pour comprendre de quel genre de club il s’agissait, il faut savoir que c’est au Rockhead’s Paradise que Louis Armstrong venait après ses spectacles au Forum de Montréal ou dans les clubs du centre-ville, et que c’est dans ce lieu qu’Ella Fitzgerald a fait ses débuts montréalais en 1943.
Juste au coin du Rockhead’s Paradise, sur la même rue de la Montagne, un autre club célèbre pour les Afro-Américains a ouvert ses portes en 1938. Il s’agissait du Café St-Michel, et le célèbre International Band dirigé par Louis Metcalfe y jouait. Metcalfe, comme vous le savez, a été trompettiste avec Duke Ellington et Jelly Roll Morton avant de faire la démonstration du bebop à Montréal. Le pianiste Oliver Jones, ancien protégé d’Oscar Peterson, qui était son idole, a fait sa première apparition de la même manière au Café St Michel en 1944. Il n’a alors que 10 ans.
C’est véritablement l’âge d’or du jazz à Montréal, des années 1920 aux années 1950, lorsque tous les musiciens, de Dizzy Gillespie à Duke Ellington, viennent dans la « ville des péchés ». Même l’immortel Frank Sinatra pouvait se permettre d’être la tête d’affiche de Chez Paree, situé sur la rue Stanley, lors de sa visite en 1953.
Sic transit gloria mundi

Mais rien n’est jamais définitif. La popularité du jazz a commencé à décliner dans les années 1960. À cette époque, un nouveau style musical, le rock ‘n’ roll, s’impose rapidement. Mais le jazz montréalais ne veut pas céder à la merci du vainqueur. Le jazz a été relancé dans la métropole en 1975, après que le légendaire impresario Rue Doudou Boissel a fondé un nouveau club de jazz, le Rising Sun Celebrity. Le club ouvre ses portes sur la rue Sainte-Catherine, en face du siège actuel du Festival international de jazz de Montréal, et il est significatif que tout se soit passé dans le Quartier des Spectacles.
L’ouverture d’un tel établissement nécessite beaucoup d’argent. Boissel est donc aidé par des musiciens célèbres, dont Taj Mahal, Buddy Guy, Art Blakey, John Lee Hooker et Dizzy Gillespie. Ils venaient à Montréal chaque fois qu’il y avait un besoin de financement et aidaient Roué-Doudou Boissel.
Boissel est également à l’origine du nouveau festival de jazz Rising Sun Festijazz, qui a lieu pour la première fois en 1978 à la Place des Arts et qui accueille tous les artistes, de Sarah Vaughan à Dexter Gordon. Il met en vedette tous les artistes, de Sarah Vaughan à Dexter Gordon. Malheureusement, ce festival de musique jazz est de courte durée. Mais deux ans plus tard, en 1980, le Festival international de jazz de Montréal a été fondé.
Festival international de jazz

L’émergence du Festival international de Montréal en 1980 a marqué une nouvelle ère pour le jazz montréalais. Depuis, la tradition de l’ouverture des clubs de jazz a été reprise, lesquels sont particulièrement achalandés lors de l’événement. Il a été fondé par Alain Simard en collaboration avec André Ménard, Denise McCann et Alain de Grosbois. Le Festival international de jazz est considéré comme le plus grand festival de musique au Canada.
Chaque année, cet événement de dix jours rassemble les artistes de jazz les plus populaires, soit environ 3 000 musiciens originaires de 30 pays, qui donnent quelque 5 000 concerts en salle et en plein air sur 20 scènes. Selon le Livre Guinness des records, ce festival de jazz est le plus important au monde.
Comme vous pouvez le constater, Montréal reste le centre du jazz. La ville accueille le plus grand festival de jazz au monde et, sept jours sur sept, des concerts sont organisés dans les clubs de jazz de la ville. Même si l’apogée de Montréal en tant que ville du péché est révolue, ses habitants aiment toujours faire la fête la nuit, alors que dans la plupart des autres villes, tout est fermé et les habitants vont se coucher.
Sources :





