L’histoire chorale de Montréal : dans la lignée de l’école européenne

L’histoire des chorales à Montréal est inextricablement liée à l’évolution de la musique et de la culture vocales de la ville, commençant potentiellement dès l’époque de la Nouvelle-France et des ensembles religieux, et se diversifiant au fil des siècles avec le développement de sociétés chorales dans les communautés francophones et anglophones, reflétant les traditions européennes tout en s’adaptant au contexte nord-américain.

Des groupes communautaires comme le Solis Choir et des ensembles hautement qualifiés comme la Société chorale du Plateau-Mont-Royal témoignent de la vitalité contemporaine du chant choral montréalais, qui englobe aujourd’hui une variété de groupes, des chorales d’église aux ensembles profanes. Pour en savoir plus, consultez le site montreal-trend.com.

Histoire du chant choral

Le chant choral a des origines anciennes qui ont évolué au fil des siècles pour devenir une forme d’expression musicale riche et variée. Les premiers exemples de chant choral remontent à la Grèce antique, où il était souvent associé à des événements religieux, des cérémonies publiques et des représentations théâtrales.

Les chœurs grecs étaient composés de citoyens masculins et étaient accompagnés de musique et de danse. Dans la Rome antique, les chœurs étaient également largement utilisés lors des célébrations religieuses et des spectacles publics tels que les jeux du cirque. Le chant grégorien, un style monophonique chanté dans les monastères, est apparu au sixième siècle. Le style grégorien est considéré par beaucoup comme la source de la musique occidentale : l’invention du pupitre linéaire au début du premier millénaire a permis une large diffusion des mélodies.

Vient ensuite la polyphonie, combinaison de plusieurs parties musicales chantées ou jouées simultanément. Aux XIe et XIIe siècles, elle connaît son premier rayonnement mondial.

Le fondateur immédiat des écoles chorales modernes est sans aucun doute le pape Grégoire, qui a fondé une école de chant au VIe siècle. À cette époque lointaine, les jeunes chanteurs étaient recrutés parmi les orphelins et les cours de l’école étaient entièrement consacrés au chant. Peu à peu, ce modèle se développe en France et en Grande-Bretagne. Les cathédrales, les monastères et même les grandes églises ont leurs propres écoles. À partir du VIIIe siècle, ces écoles sont appelées manécanteries ou ateliers.

Les jeunes chanteurs ne sont plus seulement des enfants de condition modeste, mais peuvent être plus fortunés, à condition de faire preuve des qualités vocales nécessaires au Texamen. Pendant plus de 1000 ans, ces écoles chorales ont été l’âme musicale de la chrétienté.

Montréal choral

Quant à l’histoire chorale du Canada, du Québec et de Montréal, tous ces processus ne pouvaient qu’affecter le pays et la ville en particulier. Par exemple, l’un des premiers groupes choraux de Montréal est l’Association chorale de Saint-Louis-de-France. Elle est fondée en 1891 et enregistrée en 1897. Le chœur d’hommes est d’abord responsable du chant liturgique dans l’église du même nom à Montréal. Charles Labelle en est le premier directeur.

Ce chœur avait une certaine particularité puisqu’il ajoutait des voix féminines pour les représentations orchestrales au théâtre national Monument d’œuvres telles que Marie-Madeleine en 1907 de Jules Massenet, La Croisade des enfants d’un autre compositeur français Gabriel Piernet et Les Sept Paroles du Christ de l’organiste et compositeur Théodore Dubois, entre autres. En 1910, le chœur s’est produit avec l’Orchestre symphonique de New York, alors dirigé par Walter Damrosch.

Mais la meilleure façon de retracer la tradition des grands chœurs de Montréal, qui remonte au VIe siècle en Europe, est de plonger dans l’histoire de la Maîtrise des Petits Chanteurs du Mont-Royal. La chorale est assez jeune par rapport à l’histoire, puisqu’elle a été fondée en 1956 par le père Leander Brol, un ecclésiastique montréalais. Dès le départ, l’homme se donne pour mission d’enrichir de chants sacrés l’office religieux de l’Oratoire Saint-Joseph, situé sur le mont Mont-Royal.

Ainsi, les 210 garçons âgés de huit à dix-sept ans qui ont formé et continuent de former la chorale proviennent d’horizons culturels variés. Ce qui les unit, c’est une passion commune pour le chant. Au sein de la chorale, ils découvrent de grandes œuvres polyphoniques de presque toutes les périodes historiques et du monde entier. Leur répertoire s’étend du choral grégorien aux œuvres vocales contemporaines.

Il est de notoriété publique que ce chœur ne chante jamais pour rien. La Maîtrise des Petits Chanteurs du Mont-Royal n’interprète que les plus grandes œuvres de tous les temps. Il peut s’agir de chants sacrés, de mélodies folkloriques ou d’œuvres contemporaines. Une autre caractéristique de la chorale montréalaise est qu’elle chante partout. Le chœur s’est produit sur tous les continents, sur les places, au cinéma, à l’opéra, en concert, en tournée et à la télévision. Et bien sûr, si l’on parle des prouesses techniques des interprètes, ils ne sont pas seulement un chœur, ils peuvent chanter à plusieurs voix, ils peuvent chanter a cappella, ou avec un orchestre. L’essentiel est qu’ils chantent toujours avec le cœur.

L’histoire des Petits chanteurs du Mont-Royal

Au cours des 50 dernières années, plus de 1 200 garçons ont étudié les arts vocaux et la musique tout en recevant une formation générale régulière. Grâce à ce programme de formation spécial, les élèves découvrent la discipline, la rigueur, l’assiduité et la compréhension de l’effort nécessaire pour atteindre ce qu’ils veulent.

Bien sûr, ce qui les aide, c’est l’amour de la musique, la joie de faire ce qu’ils aiment, c’est-à-dire chanter, et le désir de se surpasser. Au sein de la chorale, les choristes ressentent l’interaction, le respect, la solidarité et l’ouverture aux autres. Par conséquent, le temps que les jeunes élèves passent dans le chœur de la Maîtrise laisse une impression durable dans leur esprit. C’est une vérité simple : choriste un jour, choriste toujours.

Tout a commencé avec le développement de l’Oratoire Saint-Joseph, lorsque l’idée de créer un chœur en résidence, sur le modèle des chorales des grandes cathédrales européennes, a germé. Cette idée a été développée dans différents comités à partir de 1942. Mais c’est finalement le père Emile Desgauriers de la Congrégation de Sainte-Croix, recteur de l’Oratoire, qui relance le projet en 1951.

Désireux de doter l’Oratoire d’une chorale d’enfants, l’abbé DeGuire souhaite faire œuvre sociale en recrutant des choristes parmi les orphelins pris en charge par l’État. Le père Leandro Breaux, directeur de la chorale de l’Université Saint-Joseph de Memramcook, est désigné pour mettre sur pied la chorale. Avant d’enseigner le chant aux jeunes, le futur directeur a perfectionné sa formation musicale en étudiant pendant plusieurs années en Europe auprès de grands maîtres.

Les premières recrues

Le 1er mars 1956, les trente premiers garçons arrivent, sélectionnés après un processus de recrutement mené par le Père Braut dans quinze institutions de Montréal et d’ailleurs. Les élèves vivent en internat, c’est-à-dire dans la maison Molson, dont on sait qu’elle est située sur le terrain du sanctuaire et qu’elle a été mise à disposition par les autorités. Un studio de chant sera aménagé dans ce bâtiment, et les cours se dérouleront dans le bâtiment voisin, une ancienne salle pour les pèlerins.

Aujourd’hui, on peut entendre ces choristes lors de plus de 70 cérémonies religieuses tout au long de l’année à la chapelle Saint-Joseph du Mont-Royal et lors de nombreux concerts.

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