Vittorio Rossi, natif de la ville, a acquis une renommée considérable. Montréal Trend vous raconte son parcours et met en lumière quelques-unes de ses œuvres marquantes.
Vie et parcours à Montréal
Vittorio Luciano Rossi est né à Montréal et a grandi dans le quartier de Ville-Émard (dans le sud-ouest de la ville). Il a ensuite étudié à l’Université Concordia et, après l’obtention de son diplôme, a travaillé assidûment pour gagner le respect de la communauté théâtrale nationale. Il y est parvenu grâce à des pièces qui ont été récompensées par les plus grands honneurs.
Deux de ses œuvres importantes sont « Little Blood Brother » (1986) et « Backstreets » (1987). Ces pièces ont été primées au Festival de théâtre du Québec. Par la suite, elles ont été montées non seulement à Montréal, mais aussi dans d’autres villes, y compris en Ontario au Festival de Stratford.
Ce dramaturge, acteur et scénariste a apporté une contribution majeure au développement culturel de Montréal.

« The Chain »
À partir de 1987, Rossi a travaillé au Théâtre Centaur de Montréal. Il a été le dramaturge en résidence de ce prestigieux établissement. C’est durant cette période qu’il a écrit sa pièce longue « The Chain », qui a ouvert la 20e saison du théâtre en 1988.
Le spectacle a ensuite été présenté au Centre national des Arts à Ottawa.
Voici quelques autres œuvres connues de Rossi qui méritent également d’être mentionnées :
- « Scarpone » ;
- « The Last Adam » ;
- « Love and Other Games » ;
- « Filumena » ;
- « Paradise by the River » ;
- « The Carpenter’s Trilogy » – l’une des œuvres les plus ambitieuses de Rossi. Il s’agit d’une collection de trois pièces inspirées par l’histoire de la vie de son père.
« Paradise by the River »
En 2022, le dramaturge, acteur et scénariste montréalais a joué dans la pièce « Paradise by the River ». C’est une œuvre particulière pour lui, car elle raconte l’internement des Italo-Canadiens durant la Seconde Guerre mondiale. Lui-même est un Italo-Canadien.
Il a commenté à ce sujet que tous les êtres humains ont des droits et ne devraient pas être rejetés au gré des caprices de la politique.
Pour rappel, en mai 2021, le premier ministre Justin Trudeau a présenté des excuses officielles aux Italo-Canadiens pour leur internement durant la Seconde Guerre mondiale.

Carrière en enseignement
En 1990-1991, Vittorio Rossi a été écrivain en résidence à l’Université Concordia. Il a également enseigné dans ce même établissement. Une autre étape importante de sa vie a été d’enseigner les arts de la scène à l’Université de Sherbrooke.
Acteur sur grand et petit écran
Le public se souvient de ce célèbre natif de Montréal dans les œuvres suivantes.
- La série « Urban Angel », où Rossi a joué le rôle de Dino Marrone. Cette série dramatique canadienne a été diffusée de 1991 à 1993. Elle est basée sur des événements réels, tirés des mémoires du journaliste canadien Victor Malarek.
- « Day One ». C’est pour ce rôle que l’acteur a reçu un Emmy Award. Il s’agit d’un docudrame sur le projet Manhattan (la recherche et le développement de la bombe atomique pendant la Seconde Guerre mondiale). Le film, un drame historique, est basé sur le livre de Peter Wyden.
- Le long métrage « Malarek ». C’est un film dramatique canadien sorti en 1988. L’intrigue se concentre sur la vie d’un jeune reporter à Montréal qui enquête sur l’incarcération abusive de mineurs.
« The Envelope »
En 2015, le dramaturge a lancé une collecte de fonds pour l’adaptation cinématographique de sa pièce, cherchant à amasser 107 000 dollars. Après la présentation de la pièce « The Envelope », il a souhaité la porter à l’écran. L’intrigue est centrée sur l’histoire d’un dramaturge qui ressemble à Rossi lui-même. Son ambition n’a pas pu être réalisée immédiatement en raison du système de financement public du cinéma au Canada. Une situation qui a profondément indigné le dramaturge.
Le célèbre dramaturge montréalais a longtemps été un pilier du Théâtre Centaur, depuis l’écriture de sa première pièce « The Chain ». Son rôle dans le développement de l’art théâtral à Montréal est difficile à surestimer.






